Le sport : la solution prévention-santé
Le sport est un atout pour la santé, vous en doutiez encore et bien avant de commencer à en parler voici une liste non exhaustive des bienfaits qu'il apporte.
- Renforcement de l'aptitude cardio-vasculaire à l'effort
- Diminution de la tension artérielle de repos chez les hypertendus
- Augmentation de la capacité respiratoire
- Normalisation des graisses dans le sang
- Diminution du mauvais cholestérol
- Stabilisation de la perte de poids
- Soutien à la lutte contre l'obésité
- Aide au traitement du diabète en favorisant la pénétration du glucose
- Meilleur transit
- Amélioration du retour veineux
- Augmentation du capital osseux
- Diminution du stress
- Augmentation de la tolérance à l'effort
- Amélioration de l'estime de soi et de la confiance en soi
- Amélioration du bien-être physique et psychologique
- Amélioration des performances intellectuelles
- Amélioration de la qualité du sommeil
- Aide à une réhabilitation post-maladie après des maladies telles que l'infarctus, l'hypertension, l'artériopathie, le diabète, l'obésité, l'asthme.
Cela a-t-il éveillé votre curiosité ?
Aujourd'hui, les médecins sont unanimes, il faut pratiquer une activité physique et sportive pour entretenir une vitalité et un dynamisme qui vont permettre de prévenir bons nombres de maladies. Le sport se pratique à tous les âges. On commence pour les plus jeunes par la constitution d'un capitale énergétique et physique que l'on entretien tout au long de son existence et qui devient, passé un certain âge, un formidable atout de longévité. Cependant, la pratique d'un sport doit se faire dans le respect de règles de base que nous allons vous exposer afin de mieux vous convaincre.
Le sport de " 7 à 77 ans "
Il est conseillé de pratiquer un sport quelque soi son âge. Il est nécessaire de choisir un sport en fonction de certains critères. Ainsi, il faut consulter un médecin qui après avoir effectuer un bilan de santé pourra détecter les contre-indications à la pratique de certains sports ou à l'inverse conseiller tel ou tel sport selon les maladies connues. Enfin, l'âge est un facteur important entrant dans le choix du sport. Il est primordial de bien se renseigner sur le sport que l'on veut choisir. Une erreur de choix et la personne sera dégoûtée du sport pour longtemps. Il faut prendre en considération, l'effort à fournir mais il faut aussi prendre en considération des facteurs exogènes tels que le lieu, les horaires, autant de difficultés qui auront tôt fait de décourager les plus motivés. Pour les enfants, l'admiration qu'ils portent pour un sportif ne veut pas dire qu'ils sont fait pour ce sport.
Chez les enfants
La pratique d'un sport chez l'enfant est indispensable. Aujourd'hui, l'enfant comme l'adolescent est sujet par son mode de vie à l'obésité. Notre culture où la télévision, les jeux vidéos et les ordinateurs sédentarisent davantage les enfants qui n'ont pas toujours un régime alimentaire très équilibré. Le capital osseux se constitue pendant l'enfance et la pratique d'une activité physique renforce ce capital qui sera utile jusqu'à la fin de la vie. Enfin, le sport est un facteur de sociabilité important où l'effort et la communication permettent aux jeunes de se constituer un mental plus équilibré. L'apprentissage de la réussite comme de l'échec permet de mieux appréhender la vie. Les enfants sportifs sont moins agressifs, canalisent mieux leur énergie, dorment mieux et sont beaucoup moins stressés. Ils sont de ce fait moins dépressifs et les risques de suicide s'en trouvent réduits, comme l'ont démontré certains programmes scolaires mis en place dans des pays comme l'Australie, qui ont opté pour cette solution comme arme de prévention contre le suicide des adolescents. Même l'asthme, qui pendant longtemps a constitué une raison de ne pas faire de sport, n'est plus regardé de la même façon qu'auparavant. Aujourd'hui, on considère que dans le cas où l'asthme est diagnostiqué et traité, l'exercice physique constitue un soutien et améliore le bien-être général. Une pratique personnalisée à chaque cas, permet aux enfants, comme aux adultes, de pratiquer un sport, sous surveillance médicale évidemment.
Quelques conseils pour bien choisir un sport pour les enfants
Selon le caractère :
-Timide, effacé et manque de confiance en lui : sport collectif ou de contact (sport de combat, arts martiaux, rugby, handball)
- Agité, troubles du sommeil, casse-cou : sport individuel (natation, athlétisme, gymnastique, cyclisme, ski
- Réservé, pondéré : sport d'habilité et de technique (tennis, tennis de table)
Selon l'âge :
-de 6 à 8 ans : sports individuels symétriques(gym, natation, ski, danse) - à partir de 8 ans : sports individuels de coordination et d'opposition (tennis, judo, karaté, athlétisme) et sport d'équipe (football, basket, handball, rugby)
- de 9 à 13 ans : sport d'endurance(course à pied, cyclisme)
La durée maximum par semaine (sport scolaire et sport périscolaire) :
- à 8 ans : de 4 à 6 heures
- à 12 ans : de 6 à 8 heures
- à 14 ans : de 8 à 10 heures
les risques: Ils sont présents, c'est indiscutable. Les fractures, les hématomes diminuent de manière nette si l'on utilise un équipement adapté de sécurité. Certains sports ont mauvaise réputation tels que le tennis ou l'équitation. Ce n'est pas exacte car le tennis n'est pas un facteur déclencheur de scoliose et l'équitation favorise le tonus musculaire lombaire. Le sport demande souvent l'apprentissage de gestes techniques et souvent les douleurs apparaissent lorsque justement ces gestes ne sont pas acquis. Si l'on prend l'exemple de la gymnastique qui peut entraîner des lordoses. La raison en est une pratique de plus en plus jeune et la recherche d'une souplesse extrême.
Faut-il un sport ou plusieurs sports ?
L'idéal est de moduler les activités en associant une activité individuelle et une activité collective, un sport d'endurance et un sport de coordination. Cela en fonction, toutefois, du caractère de l'enfant.
Les adultes
La sédentarité n'est pas bonne, non plus, pour la santé de l'adulte. Notre mode de vie urbain, rapide, commercial et mécanisé nous pousse à la sédentarisation. Notre régime alimentaire trop gras et trop sucré, l'abus de tabac, d'alcool, le manque de sommeil, le stress, la compétition professionnelle et sociale, l'insatisfaction, les frustrations les plus variées sont autant de facteurs qui nous poussent vers l'obésité et l'accident cardio-vasculaires. La pratique d'un sport, en agissant sur le physique et sur le moral, a une action favorable sur la qualité de vie. Elle peut même contribuer à modifier notre comportement et aider à la diminution ou l'arrêt du tabac, de l'alcool, des somnifères, des tranquillisants ou des excitants. Les bénéfices qui en découlent sont nombreux. On constate ainsi une nette régulation de la fonction cardiaque et de la fonction respiratoire. La fatigue vient moins rapidement car les muscles plus souvent sollicités et ont une capacité à l'effort plus élevé. Le temps de récupération est plus rapide et le sommeil, qui est de meilleur qualité, est réparateur. Les individus moins stressés et moins agressifs, ont des rapports sociaux au travail ou dans la vie quotidienne améliorés et ils peuvent envisager la vie avec beaucoup plus de recul. La période consacrée au sport devient une période de dépense ou de relaxation et l'on oublie les problèmes qui affectent le moral et entraînent les dépressions et les suicides chez les adultes. Le rendement intellectuel est optimisé.
La surcharge pondérale ou l'obésité sont dues non seulement à une mauvaise alimentation mais comme pour les enfants à une absence totale d'activité physique. Les personnes qui cherchent à maigrir arrivent à s'infliger des régimes draconiens mais rebutent encore à se bouger. Pourtant pour perdre du poids de manière significative et durable, on ne peut dissocier le régime alimentaire équilibré et le sport. Il ne faut pas oublier que le comportement de nos enfants est souvent lié au notre et si dans une famille, les adultes ne bougent pas et souffrent de surcharge pondéral, il y a de fortes chances pour que les enfants subissent le même sort. Les entreprises qui favorisent l'activité de leurs salariés ont vu, d'après certaines études canadiennes et américaines, le taux d'absentéisme diminuer de manière significative et le rendement à l'inverse augmenter.
Quel sport choisir ?
Ici, il n'y a pas de règle. Le choix doit résulter d'une étude attentive de l'activité que l'on veut pratiquer en fonction de son mode de vie, de son degré de motivation, de sa capacité physique et bien évidemment de ses goûts. La peur de l'effort et la crainte de trop souffrir sont parfois des facteurs de rejet. Pourtant, l'exercice modéré est aussi bon que la culture physique intensive. Une étude faite sur deux groupes d'individus, dont un pratiquant des exercices intensifs réguliers tandis que l'autre s'adonnait à la marche ou à des promenades en bicyclette, a montré la même amélioration de leur santé cardio-pulmonaire et de leur tension artérielle. Enfin, une autre étude faisait un parallèle entre deux groupes de femmes en cure d'amaigrissement. Le premier groupe pratiquant une activité régulière et intensive, le deuxième se contentant d'exercices modérés. Les femmes du premier ont perdu davantage de poids, cependant on a noté que le taux de cholestérol a baissé de façon identique dans les deux groupes.
Les seniors
Plusieurs études ont montré que la pratique d'une activité physique ou sportive permettrait d'augmenter la longévité. Elle peut aller, chez les sujets âgés entre 65 et 79 ans, à une année minimum par rapport à ceux beaucoup plus sédentaires. L'activité physique peut prévenir les personnes contre l'apparition d'une hypertension artérielle, d'une insuffisance coronarienne et donc de l'infarctus du myocarde et de la survenue d'un accident vasculaire cérébral. La densité minérale osseuse est optimisée que ce soit au niveau des vertèbres que du col du fémur qui sont chez les seniors les fractures les plus fréquentes. Idem pour la femme ménopausée ou en préménopause et ceci afin d'empêcher l'installation de l'ostéoporose. Le manque d'œstrogène lié à cette période entraîne une déminéralisation des os. La pratique d'une activité physique va également entraîner une augmentation de la masse musculaire, de conserver une bonne souplesse des articulations. La confiance en soi que procure un meilleur moral va permettre de conserver des liens sociaux et de prolonger l'indépendance des sujets. Attention toutefois : l'hypertension artérielle doit être contrôlée et mesurée avant d'envisager toute activité, car dans certains cas elle s'avèrera être conte-indiquée ne permettant que des efforts vraiment très modérés comme la marche sur terrain plat et la natation à faible rythme.
Quel sport choisir ?
Avant toute pratique, il est important de consulter un médecin pour effectuer un bilan de santé et déceler les éventuelles contre-indications que peuvent comporter certains sports. En effet, certaines maladies vont évidemment interdire certaines pratiques.
La gymnastique : activité douce qui permet de conserver une grande souplesse. Elle est la première sur le rang des sports préférés des seniors.
La marche : activité de base permet de conserver une résistance à l'effort. Deuxième activité pratiquée.
La natation : permet de développer ou de conserver une certaine masse musculaire et d'entretenir les fonctions respiratoires. Elle est excellente également pour préserver une bonne coordination motrice.
Le vélo : idéal pour les effets qu'il produit sur le système cardio-vasculaire, respiratoire, l'équilibre et il est conseillé pour les personnes porteuses d'une arthrose de hanche.
De nombreuses autres activités comme le jogging, la danse, le ski, les sports d'eau peuvent également être pratiquées. Il suffit de respecter les règles médicales et prévenir tout risque par une bonne surveillance de la pratique.