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Sirop de glucose-fructose …

Je résume ici rapidement les quelques chapitres du livre “Toxic” D’Alain Reymond, que je vous conseille toujours de vous procurer !

 

Cela se passe aux USA. On s’aperçoit que l’épidémie d’obésité est en nette augmentation à partir des années 1980, et qu’en même temps, on assiste à l’explosion de la vente de sodas sur le marché. Alors, on le sait, notre organisme ne réagit pas du tout pareil aux calories solides et celles qui nous proviennent des boissons sucrées. Quand les calories viennent d’aliments solides, notre organisme sait les comptabiliser, et adapte plus ou moins les apports quotidiens en tenant compte des calories ingérées par des bonbons par exemple … Mais ce n’est pas le cas des calories provenant des sodas….

 

En même temps, l’explosion des boissons sucrées dans d’autres pays parrallèllement aux USA ne suffit pas pour expliquer l’augmentation de l’obésité en Amérique. …

 

Le mal viendrait peut être de la composition des ces sodas !! Car en effet on retrouve du sirop de glucose-fructose dans les sodas américains et l’on s’aperçoit que l’absorption de ce sucre a modifié complètement notre tolérance aux produits sucrés : en effet, et contrairement aux produits sucrés habituels, on peut en consommer une quantité impressionnante, sans jamais en avoir d’indigestion ni même de mal au coeur …

Histoire du sirop de glucose-fructose : En 1971, l’industrialisation de l’agriculture américaine provoque des stocks énormes de maïs. On découvre alors comment le transformer en “or jaune”. C’est un produit bon marché immédiatement utilisé par les industriels dans les sodas, mais aussi dans toutes les préparations industrielles …

 

Depuis, on s’est aperçu que trop de consommation de fructose (autre que celui qui vient des fruits) augmente les triglycérides du plasma rendant plus vulnérable aux maladies cardio-vasculaires (qui ont pris un essor parrallèllement à l’obésité en amérique).

Depuis, une étude allemande sur des souris a montré qu’une alimentation riche en sirop de glucose-fructose mais contrôlée en calorie (elles n’ingèrent pas plus de calories dans la journée) fait que ces souris prennent du poids et développent de la masse grasse …

 

Le pire est que cette molécule n’a jamais été testée reellement … puisqu’elle est composée d’une molécule de fructose et d’une molécule de glucose et que l’on connaît par ailleurs ces deux molécules séparément, on n’a pas pris le soin de regarder ce que pourrait donner la molécule de glucose-fructose sur l’organisme humain …

 

En France, l’ampleur du phénomène n’est pas aussi prononcé et pourtant, on retrouve du sirop de glucose-fructose dans pas mal d’aliments (boissons sucrées, yaourts, glaces, biscuits …).

 

Encore une fois et pour votre santé, à vous de regarder les étiquettes !!

 

 

Acides gras trans pires que les acides gras saturés !

Comme je l’ai promis dans un de mes derniers messages, je vous parle aujourd’hui des acides gras trans ou huiles végétales hydrogénées. Pourquoi pires que les acides gras saturés ? parce qu’ils remontent le mauvais cholestérol et empêchent de synthétiser le bon … ils sont en partie la cause de l’augmentation des maladies cardiovasculaires … (100 000 décès par an aux USA !).

 

Pourquoi les trouve t-on ?

L’industrie agroalimentaire s’est engouffrée dans l’utilisation de ces acides gras trans pour plusieurs raisons (économiques bien sûr) :

  • leur coût bien moins élevé (évidemment …)
  • leur durée de conservation plus longue
  • leur plus grande résistance aux hautes températures (ainsi on change par exemple l’huile de friture deux fois moins souvent …)

L’alerte a été donnée en 1994 aux USA. En 2003 certains pays comme le Canada et le Danemark en interdisaient l’utilisation…. mais en France non, on incite seulement les industriels à les indiquer sur les étiquettes. Alors attention, vigilance extrême lorsque vous voyez sur une étiquette “huile végétale hydrogénée ou partiellement hydrogénée” ou bien “acide gras trans”.

 

Où les trouve t-on ?

Malheureusement dans beaucoup de produits dont les enfants raffolent comme les viennoiseries industrielles, les biscuits, les pâtes à tartes industrielles, les barres chocolatées, les plats cuisinés du commerce (mais pas tous heureusement … Picard en a interdit l’utilisation par exemple), les pâtes à tartiner (eh oui Nutella par exemple).

 

Alors restez vigileant, revenez à une alimentation de base en proscrivant au maximum les produits industriels ou bien lisez les étiquettes et consommez avertis !

Les ravages de l’industrie agroalimentaire …

C’est un livre que je vous conseille aujourd’hui : “Toxic” de William Reymond … Du genre coup de pied dans la fourmillière de l’industrie agroalimentaire, qui donne froid dans le dos et ouvre les yeux sur les méthodes industrielles. Qui part du constat de l’obésité galopante et constate qu’on ne pouvait plus incriminer seulement les ingestas (certes élevés !) et le manque d’activité physique, mais qu’il fallait aussi aller regarder d’un peu plus près ce qui se retrouve dans nos assiettes : et là surprise ! sirop de glucose-fructose, huiles hydrogénées et acides gras trans, pesticides cancérigènes à gogo (suite au livre on n’a vraiment plus envie de manger une tomate par exemple… ). Je reprendrai d’ailleurs quelques uns de ces thèmes dans de futurs billets, c’est trop important !

 

Pour compléter la lecture et avoir quelques images fortes, vous pouvez aussi voir sur les écrans en ce moment le film (muet) “Notre pain quotidien” de Nikolaus Geyrhalter, lui aussi sur l’industrie agroalimentaire qui coupe l’appétit pendant quelques temps …  

 

C’est sûr on ne regarde plus ce que l’on a dans nos assiettes de la même manière après ça …

200 questions/réponses sur nos aliments par l’IFN

Le site de l’IFN (Institut Français pour la Nutrition) répond tout simplement à 200 questions que vous vous posez sur l’alimentation … pour apprendre plein de choses ….

http://www.ifn.asso.fr/dossier_aliment/index.html

 

Le repas équilibré : qu’est ce que c’est ?

Pour faire suite au dernier billet, voici des précisions sur ce qu’est le repas équilibré …

 

Techniquement parlant, il doit comporter :

  • un légume ou un fruit cru pour l’apport de fibres, de vitamines et minéraux : une crudité en entrée ou bien un fruit en dessert (ou bien les deux !! trop de vitamines ne nuit pas !)
  • une source de protéines : elles sont amenées par viandes, poissons et oeufs …
  • des sucres lents pour l’énergie : amenés par les féculents (riz, pâtes, semoule, …), les légumes secs (lentilles, haricots blanc, … ), les pommes de terre ou tout simplement par le pain ! On peut les trouver en entrée (par exemple : un taboulé), en accompagnement (riz ou pâtes), en dessert (par exemple : gâteau de semoule)
  • Une source de calcium amené par fromages ou produits laitiers. Là encore, la source de calcium n’est pas forcément dans la position “produit laitier”, mais peut par exemple être du lait dans une béchamel …
  • Un peu de matière grasse : vinaigrette sur les crudités, un peu de beurre ou d’huile sur les légumes et féculents d’accompagnement, un peu d’huile au fond des poêles pour les grillades … Attention : on trouve des graisses cachées dans les viandes et les produits laitiers … Sachez les traquer et choisir ceux qui sont le moins gras.

A partir de ces quelques données, voici quelques menus que l’on peut qualifier d’ “équilibrés” :

 

 

 

   

  Menu 1 Menu 2 Menu 3
Entrée Carottes râpées Taboulé à la menthe Soupe de légumes
Plat protidique Poulet rôti Boeuf braisé Darne de saumon grillée
Accompagnement Ratatouille/riz Carottes Brocolis/Pâtes
Produit Laitier Fromage Blanc 20% yaourt nature Fromage de chèvre
Dessert Tarte aux pommes Salade de fruits frais Orange

 

 

 

Ces quelques lignes vous aideront j’espère à comprendre mieux comment sont imaginés les repas de la cantine de vos enfants. A la maison, ayez au moins 1 légume et 1 fruit par repas (cuits ou crus), une source de protéine (seulement 1 fois par jour pour les jeunes enfants), un produit laitier, maitrisez les matières grasses et votre repas vous apportera tout ce dont vous avez besoin … Et enfin, sachez que l’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un seul repas mais sur une journée, voire sur une semaine !

 

Fatigué ou stressé à l’entrée de l’hiver ? Faites une cure de magnésium !

Souvent à l’automne et à l’entrée de l’hiver nous passons par une période de fatigue ou de stress plus marquée qui peut se traduire par de multiples symptômes :

  • des troubles du sommeil,
  • de l’irritabilité, de l’agressivité,
  • des difficultés de concentration,
  • de la fatigue persistante tout au long de la journée,
  • des maux de tête, des problèmes digestifs,
  • un manque d’entrain, des moments de déprime …

 

Ces différents états sont souvent seulement la traduction d’un manque de magnésium. Ce minéral a en effet un rôle essentiel dans notre organisme :

  • Il intervient dans les contactions musculaires,
  • Il aide le calcium et le phosphore à se fixer dans l’organisme,
  • Il intervient dans les défenses anti-infectieuses de notre corps (rentre dans la formation des anticorps),
  • Il a un rôle dans la prévention des allergies,
  • Il intervient dans la régulation des troubles nerveux,
  • Il exerce une action “antistress” en régulant l’intensité de la réponse de l’organisme à une agression …

 

Notre alimentation moderne n’en apporte souvent plus assez, soit parce que la ration calorique est trop réduite (pour cause de régime alimentaire …), soit parce que les aliments que nous choisissons en contiennent peu. En effet, ceux qui en contiennent le plus sont les légumes secs, le pain complet, les fruits oléagineux, les céréales complètes, et une bonne nouvelle … le chocolat (noir) … souvent il faut bien le dire des aliments qui sont assez énergétiques.

 

Alors pour remonter notre taux de magnésium ? Un carré de chocolat de temps en temps, des céréales à choisir plutôt complètes, légumes secs de temps en temps, mais aussi penser à la solution 0 calorie : l’eau riche en magnésium ! Type Hépar (110 mg/l), Contrex (84 mg/l), St Antonin (78 mg/l), Courmayeur (66 mg/l) pour les eaux non pétillantes et Rozana (160 mg/l), Badoit (85 mg/l), Vernière (76 mg/l) pour ceux qui préfèrent les eaux pétillantes.

  

Salon du diabète, Paris porte de Charenton

Mardi 14 Novembre, c’était la journée mondiale du diabète.  

 

A partir d’aujourd’hui et jusqu’à Samedi, se tiendra le salon du diabète, porte de Charenton à Paris, l’entrée est gratuite et c’est l’occasion d’aller s’informer sur cette maladie qui devient un véritable fléau mondial. Jugez plutôt : Une mort toutes les 10 secondes est due au diabète ou à ses conséquences, 3 millions de personnes touchées en France (et 90% d’entre elles sont obèses …), et de plus en plus de diabète de type 2 chez l’adolescent … Tout celà étant directement lié à la modification de nos habitudes alimentaires et à la sédentarité. C’est l’association française des diabétiques qui organise cette manifestation. Courez-y !

 

Pour en savoir plus sur la maladie, 2 sites internet :

www.afd.asso.fr : le site de l’association des diabétiques.

www.diabsurf.com/diabete/FIntro.php : comprendre la maladie et ses conséquences.

 

 

Sérotonine et satiété

La sérotonine est un neurotransmetteur présent dans notre cerveau qui joue un grand rôle dans notre comportement alimentaire. En effet, c’est le taux de sérotonine qui gère la satiété. Un taux bas peut provoquer une véritable ruée vers des aliments, notamment sur ceux qui sont riches en sucres simples (car ils sont précurseurs de sérotonine !). Pour éviter ces fringales, mangeons plus d’aliments riches en sucres lents (céréales, légumes secs) mais aussi régulièrement des protéines dont un des acides aminés (le tryptophane) est précurseur de sérotonine.
Un taux bas de sérotonine pourrait être à l’origine de la boulimie et des troubles du comportement alimentaire.
 

Attention au rebond précoce chez l’enfant !

La courbe d’indice de masse corporelle se trouve dans les carnets de santé des enfants depuis 1995. Si votre enfant est né avant cette date, vous pouvez télécharger cette courbe de corpulence sur Internet à l’adresse suivante : http://www.cerin.org/upload/_editor/fichiers/actions6222.pdf

Cet indice est fortement corrélé à la masse grasse et est plus simple que la mesure des plis cutanés pour évaluer l’adiposité.  

Chez l’enfant cette courbe évolue normalement en 3 phases distinctes :

  • Avant l’âge de 2 ans, la corpulence augmente et l’enfant est rond et potelé à 1 an.
  • La corpulence décroît après 2 ans jusqu’à l’âge de 6-7 ans : l’enfant commence à marcher, il s’affine.
  • Vers l’âge de 6 ans, on assiste à une nouvelle remontée de la courbe, c’est le « rebond d’adiposité ».

Cette courbe d’IMC permet de suivre l’évolution de la corpulence de l’enfant et est d’une grande utilité pour le dépistage précoce de l’obésité. En effet, bien souvent chez l’enfant obèse, le « rebond » s’effectue avant l’âge de 6 ans, il peut même de pas y avoir de décroissance de la corpulence. L’important est que l’enfant suive sa propre courbe. Tout changement de courbe (dans un sens ou dans l’autre) doit alerter les parents et amener à consulter.

Comment reconnaître le surpoids ?

Médicalement parlant, on calcule l’IMC = indice de masse corporelle, par la formule poids / taille². Cet IMC évalue la quantité de matière grasse d’une personne, chiffre le surpoids et en détermine la sévérité.
Les résultats sont différents selon qu’on parle d’un adulte ou d’un enfant.

  • Pour un adulte, c’est simple, le surpoids commence lorsque cet IMC dépasse 25 kg/m². Pour information, la zone de normalité du poids va de IMC = 18 à IMC = 25, soit pour une femme mesurant 1,65 m de 49 kg à 68 kg !! Vous voyez que la zone est large !
  • Pour un enfant, il convient de se reporter aux courbes d’IMC que l’on trouve dans les carnets de santé des enfants depuis 1998 et de reporter l’IMC trouvé sur la courbe en fonction de l’âge de l’enfant. Là encore, la fourchette est large, puisque la normalité correspond à la zone entre le 3eme et le 97eme percentile. L’important chez un enfant est qu’il suive sa propre courbe d’IMC tout au long des années et de repérer si il s’en écarte afin de réagir au plus vite.

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