Les billets du mois de octobre 2006

Futures mamans : attention à la listeria et la toxoplasmose …

Listériose et toxoplasmose sont anodines pour la maman, mais peuvent traverser le placenta et provoquer fausse couche ou malformation du foetus.

 

La listéria est une bactérie que l’on rencontre chez les végétaux mais aussi chez les animaux. Elle ne résiste pas à la chaleur de la cuisson ni à la pasteurisation, se multiplie à température ambiante et survit dans les frigos jusqu’à -2,5°. La congélation ne la détruit pas mais stoppe néanmoins sa croissance qui peut reprendre dès la remontée en température. Autant dire qu’elle est résistante !

 

Quant à la bactérie de la toxoplasmose, on la retrouve essentiellement chez les chats.

 

Pour éviter d’être contaminée par ces bactéries, quelques précautions importantes sont à respecter :

  • Faire cuire les viandes à coeur, éviter de manger des viandes et poissons crus.
  • Préférer les laits UHT et les fromages pasteurisés ou à pâte cuite, oublier momentanément les fromages au lait crus, ne pas manger les croûtes de fromage.
  • Eviter de manger des charcuteries type rillettes, pâtés, produits en gelée, jambons tranchés.
  • Laver soigneusement les légumes, les fruits, les herbes aromatiques.
  • Se laver les mains régulièrement et en tout cas aprés manipulation de légumes ou de viandes crues.
  • Bien compartimenter les ingrédients dans les frigos, les filmer.
  • Nettoyer son frigo toutes les semaines.
  • Eviter le contact avec les chats.

 

Brick à la courgette et à la tomate

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Pour 4 personnes  : 

  • 4 feuilles de brick
  • 1 courgette
  • 1 tomate
  • 100 g de fromage blanc 20%
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 1 oignon
  • le jus d’1/2 citron
  • sel, poivre

 

Couper la tomate en 4 rondelles.  

Assaisonner le fromage blanc avec le sel, le poivre et la gousse d’ail écrasée.

Râper la courgette et émincer l’oignon.

Au milieu des feuilles de brick, placer une rondelle de tomate, napper d’une cuillère de fromage blanc assaisonné, répartir la courgette râpée et l’oignon émincé. Saler et poivrer.

Ramener les bords de la feuille de brick vers le centre pour former des rectangles, retourner les bricks sur une feuille de papier cuisson (la tomate se retrouve au dessus) et enfourner à 220° (th 7/8) pendant 15 min.

 

L’avis de la diététicienne : super recette qui peut faire une entrée légère, qui est bien relevée avec la gousse d’ail … et qui peut être adaptée à l’envie avec d’autres légumes ….

 

Le soja, pas si bon que ça …

L’article est paru dans Que Choisir du mois d’Octobre … L’engouement pour ce végétal est incroyable … Il a une image d’aliment santé exceptionnel et c’est vrai que ses qualités nutritionnelles sont à priori excellentes : des protéines en quantité aussi importante que dans la viande, en aussi bonne qualité et tout celà sans apporter de cholestérol…

 Mais la particularité du soja est sa richesse en phytoestrogènes appelées isoflavones, composés aux effets comparables aux estrogènes, hormones participant à la reproduction chez les femmes et qui cessent de se produire à la ménopause. Et c’est là que le bas blesse … On manque encore de résultats d’études pour dire que ces phytoestrogènes sont sans danger pour notre santé, et certains médecins pensent qu’il ne faut pas en consommer trop tant que l’on n’en sait pas plus. Une tolérance a été calculée à

    • 1 mg/kg de poids chez l’adulte, limité à 73 mg/jour pour cause d’inflammation des vaisseaux,
    • 1mg/litre de préparation pour les biberons des nourrissons. 

 

L’Afssa (l’Agence Française de Sécurité des Aliments) avait pourtant sorti un rapport incitant à la vigilance en Mars 2005, qui est resté inaperçu.

Des précautions particulières doivent être prises pour certains consommateurs :

  • les bébés allergiques aux protéines du lait de vache à qui on donne des laits à base de soja. Chez les animaux des études montrent une pertubation du système reproducteur, une baisse de l’immunité … et les quantités en isoflavones des laits pour nourrissons sont trés élevées ! Avec 6 biberons par jour, les bébés auraient 4 à 6 fois trop d’isoflavones ! La solution existe pourtant : il faudrait préférer au lait de soja, des hydrolysats de protéines comme prégestemil ou nutramigen…. 
  • les femmes qui ont des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein. En effet, chez les souris les isoflavones favorisent le développement de tumeurs. …
  • les personnes qui présentent une hypothyroïdie : les isoflavones interfèrent avec les hormones thyroïdiennes…

Il n’y aurait que pour le cancer de la prostate et dans certains cas pour les bouffées de chaleur des femmes à la ménopause que cet aliment serait bénéfique… Méfions nous donc !

Pour en savoir plus : “Que Choisir” dossier sur le soja, Octobre 2006.

Comment décripter les étiquettes

Un autre de mes dadas … les étiquettes … Seulement 30% des consommateurs les regardent. En faites vous partie ?

 Alors qu’y trouve t-on ?  :

 

1) La liste des ingrédients de la recette : 

  • Ils y figurent par ordre décroissant de quantité (par exemple dans une recette de biscuit, on verra apparaître en premier farine, sucre, matières grasses … )
  • On peut ainsi connaître quels type de protéines (végétales, animales), lipides (saturés, insaturés) et glucides (complexes, simples) on va majoritairement trouver dans la recette
  • En fin de liste, on trouve les colorants, les conservateurs, les arômes, les épaississants …

2) les tableaux nutritionnels :

  • Ils détaillent protéines, lipides et glucides, les seuls nutriments à amener de l’énergie
  • l’énergie totale au 100g ou au 100ml, parfois pour la portion
  • Plus rarement, des informations sur les vitamines et minéraux

Sur quoi faut-il se concentrer ?

En fait celà dépend du produit …

 

Pour un laitage, on regardera les lipides et les glucides (sucres ajoutés), sachant qu’un yaourt nature au lait entier contient 3,6g de lipides pour 100g et 5g de glucides (le lactose du lait) pour 100g … Vous pouvez ainsi comparer et décider ! Un exemple : un fjiord est à plus de 11g de lipides pour le pot … soit 3 fois plus gras qu’un yaourt au lait entier ! Un yaourt aux fruits moyen contient environ 20g de glucides par pot, il faut compter les 5g de lactose mais votre yaourt contient quand même l’équivalent de 3 sucres rajoutés …

 

Pour les légumes cuisinés surgelés, on se concentre sur les lipides (= la matière grasse) pour 100g de produit. En effet, vous pouvez trouver des ratatouilles avec 8g de lipides pour 100g de produit … mais si vous en consommez 300g qui est une part normale de légumes dans l’assiette, vous avez alors 24g de lipides associés … soit l’équivalent de plus de 2 cuillères à soupe d’huile ….

 

Vous comprenez ? Tout est toujours affaire de choix judicieux…

 

 

Vive les oméga3 !

Les oméga3, c’est mon dada … toutes mes copines vous le diront : je ne cesse de  répéter haut et fort leur intérêt nutritionnel dans notre alimentation, et ce à tout âge de la vie ! Déjà in-utéro, et dans les premiers âges de la vie, ils participent au bon développement du cerveau du bébé (ils sont d’ailleurs bien représentés dans le lait maternel et les laits maternisés) … Ils participent à la régulation de l’humeur, à la fluidification du sang et donc à la régression des maladies cardiovasculaires, ils font partie intégrante des membranes cellulaires et leur amène la fluidité (à traduire une peau souple), font baisser la tension artérielle, augmentent le taux du bon cholestérol, enfin bref ils ont beaucoup de qualité !

 

Par contre, notre corps ne sait pas les synthétiser, il faut donc les amener par notre alimentation, c’est pourquoi on les appelle ”acides gras essentiels”.

 

Alors où les trouve t-on ?

  • dans les huiles de colza et de noix (que vous pouvez utiliser quotidiennement dans vos vinaigrettes),
  • dans les poissons gras type saumon, maquereau, sardine, hareng, anguille qui peuvent apparaître dans vos menus une à deux fois par semaine,
  • dans les noix, noisettes, graines de lin, sésame, noix de cajou, …. à quand même consommer avec modération car riches en énergie,
  • dans la mâche dans une moindre proportion  …  

Nul besoin donc de se précipiter vers les géllules d’oméga3 en vente dans les pharmarcies, notre alimentation peut nous les apporter de façon entièrement naturelle, n’est ce pas beaucoup mieux ?